Culture populaire · art éphémère

Le carnaval, bien plus qu’un défilé

Chars, masques, satire, musique et foule transforment la ville. Derrière le spectacle se cache une culture complexe, faite de création, de rites et de mémoire collective.

Une ville qui change de visage

Le carnaval introduit un temps différent dans la vie urbaine. Les figures deviennent excessives, les personnages sont caricaturés et la couleur prend possession de la rue. À Nice, les grands chars et les grosses têtes ont progressivement façonné une esthétique immédiatement reconnaissable.

Le Roi

Le char du Roi occupe une place symbolique particulière. Sa conception concentre les exigences du carnaval : présence monumentale, lisibilité, satire, maîtrise technique et mise en scène. Il fut notamment confié à Alexandre Sidro pendant plusieurs années.

Un art destiné à disparaître

Le carnaval a ceci de singulier que des mois de travail peuvent être consacrés à une œuvre qui n’existera que très peu de temps. Cette fragilité explique l’importance des photographies, dessins, films et carnets qui prolongent la mémoire de ce qui n’est plus visible.

Le patrimoine carnavalesque est à la fois matériel — dessins, archives, outils — et immatériel : gestes, méthodes, récits et manières de faire ensemble.

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